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Tenue du 27 au 29 septembre 2018 sur le thème : « L’exploitation des ressources minérales en Afrique, quelles stratégies pour en faire un moteur de croissance et de développement durable ». La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, représentant le président du Faso, Roch Marc Christian KABORE. L’Afrique du sud était le pays invité d’honneur de cette édition 2018.

Ce rendez-vous majeur a réuni les investisseurs, les décideurs, les professionnels, les fournisseurs et les experts du secteur minier d’Afrique et du reste du monde autour du thème : « L’exploitation des ressources minérales en Afrique, quelles stratégies pour en faire un moteur de croissance et de développement durable ».

Selon le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, représentant le Président du Faso, Roch Marc Christian KABORE, à la cérémonie d’ouverture, la SAMAO est une activité extrêmement importante pour le Burkina Faso, compte tenu de l’importance du secteur minier dans l’économie nationale.

A l’écouter le thème de la présente édition est pertinent du fait qu’il est au cœur de la vision du gouvernement, du Président du Faso et du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES).

« Le sous-sol burkinabè est très riche et très prometteur car regorgeant de beaucoup de potentialités. Les ressources qui sont tirées du secteur minier sont importantes pour l’économie nationale et doivent être investies dans les secteurs de croissance de notre économie nationale. Le secteur minier contribue beaucoup à la richesse nationale », a-t-il précisé.

Le ministre des Mines et des Carrières, Oumarou IDANI, a donné un aperçu rapide sur le secteur minier burkinabè en 2017. On retient que le taux de croissance du secteur a été de 11,4% dans un contexte de taux de croissance global du pays de 6,7% puisque la production industrielle d’or est passée de 38,5 tonnes en 2016 à 45,6 tonnes en 2017, l’or représente 71% de nos recettes d’exportation correspondant à 1308 milliards de francs CFA contre 1022 milliards en 2016.

« La contribution du secteur minier à la formation du PIB est passée de 8, 3% en 2016 à 11,4% en 2017. Les recettes directes au budget de l’Etat ont été de 226 milliards de francs CFA en 2018 contre 190 milliards en 2016. Le nombre d’employés directs générés est de 2500 faisant passer le nombre total de 6 700 en 2016 à 9 200 en 2017 », a-t-il ajouté.

Des raisons des performances du secteur minier

A son avis, toutes ces performances sont rendues possibles grâce au dynamisme du service géologique national, aux efforts de modernisation du cadastre minier, aux différentes réformes institutionnelles, stratégiques législatives et règlementaires qui ont insufflé un dynamisme nouveau au secteur minier.

Tout cela est aussi rendu possible, a-t-il encore fait savoir, grâce aux performances de 13 mines industrielles en exploitation dont 12 d’or et une de zinc, ainsi qu’à celles de 22 exploitations industrielles de substance de carrière.

« Le Burkina Faso est considéré par les instances internationales sous l’angle niveau d’investissement dans la recherche et l’exploration minières, comme le deuxième pays minier le plus dynamique en Afrique. Depuis 2013, le Burkina Faso est élu « pays conforme » aux normes de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (l’ITIE), et est caractérisé depuis, comme pays réalisant des progrès continus », a-t-il démontré.

A noter qu’à l’issue de la cérémonie d’ouverture, le Chef du Gouvernement a procédé à une visite guidée des stands d’exposition. Pendant trois jours, le public peut y découvrir une diversité d’entreprises exerçant dans le domaine minier. Il s’agit notamment, des sociétés minières, des équipementiers, des structures de formation.

DCI/PM

Source: http://www.gouvernement.gov.bf/spip.php?page=impression&id_article=2236